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Jean Castex : l'Etat de droit est mort, vive la raison d'Etat !

Crédits photographie : Visuel libre de droit

Au-delà de la réponse policière et judiciaire, c'est à la raison d'Etat qu'il est indispensable de recourir car le droit constitue désormais l'arme des délinquants.

Passée la sidération du confinement, l'année 2020 restera l'année de l'explosion de l'opposition ethnique. A peine le déconfinement venu, les rues de Paris et de Navarre ont été le théâtre, tour à tour, de manifestations dénonçant de prétendues violences policières racistes et d'agressions violentes, voire mortelles. A la genèse, l'émotion mondiale soulevée par la mort de George Floyd outre-Atlantique, étouffé au sol sous le poids d'un agent de police pour un prétendu faux billet de 20 dollars. Meurtre abject, dont chacun, quels que soient son pays, sa religion, ses sensibilités, ne peut que dénoncer.

Alors, si cette tragédie suscita, bien légitimement, une émotion partagée, elle trouva dans notre pays un écho détestable. A l'affût de la moindre honteuse récupération, la famille Traoré, "défavorablement connue des services de police", s'empressa d'assimiler ladite tragédie au décès de leur regretté Adama. Les rues de Paris furent ainsi envahies de militants réclamant l'impunité pour les délinquants, soutenus par un ministre de l'Intérieur pitoyable affirmant, avec l'assurance de sa fonction, qu'il accepterait de s'agenouiller pour leur cause (celle d'Adama, pas du pauvre George) !

Ladite récupération trouva également une incarnation artistique puisqu'une ville de Seine-Saint-Denis accueillit, sous les hommages de son maire, une fresque dénonçant les violences policières racistes, les illustrant au moyen des visages de George Floyd et Adama Traoré. Quelle honte ! Certains demandèrent la destruction de la fresque, je m'y oppose fermement. L'art doit être transgressif, c'est son essence même, c'est aussi l'esprit voltairien de notre pays. Mais quelle honte à la mémoire du pauvre George Floyd ! L'assimilation des deux décès ne peut être acceptée.

Cette phase Traoré passée, voici venue celle des assassinats. Un pauvre chauffeur de bus à Bayonne, une jeune policière du Sud-Ouest, mais également, et heureusement moins dramatique car non mortelle, la blessure par balle d'un pompier à Etampes, les mortiers envoyés sur des casernes de pompiers à Paris, les bouteilles de gaz déposées dans des voitures incendiées, mais aussi la longue liste d'agressions gratuites à Tarascon, Alençon, Nantes ou Grenoble.

Au milieu de ces drames, Jean Castex fut nommé Premier ministre en remplacement d'Edouard Philippe. Virage à droite de Macron, dirent certains observateurs. Rien n'est moins sûr. Lors de son discours de politique générale, Jean Castex dénonça les incivilités, promettant le rétablissement d'une justice de proximité afin de lutter contre lesdites incivilités.

Jean Castex, je me permets de vous interpeller : il n'est plus question d'un crachat  ou d'un masque jeté par terre. Non, il est question de meurtre ou de tentative de meurtre. La tape sur la main d'un juge de proximité n'y changera rien. Ce sont des places de prison et de lourdes peines associées à des expulsions pour les binationaux qu'il convient de mettre en oeuvre. Et une traque sans relâche de ces délinquants.

Mais au-delà de cette réponse policière et judiciaire, c'est à la raison d'Etat qu'il est indispensable de recourir. Monsieur le Premier ministre, il ne vous aura pas échappé que le droit constitue désormais l'arme de ces délinquants. Un assassin de Bayonne engage une procédure au titre de la violation du secret de l'instruction, un maire nouvellement élu, fiché S, engage une procédure pour diffamation contre un syndicaliste policier, les procédures à l'encontre d'Eric Zemmour se multiplient, le recours au droit est devenu l'arme de l'anti-France. Il est temps de mener la guerre médiatique. Assa, Rokhaya et Rost ne sont pas LA France. La France, c'est une culture chrétienne millénaire. A ce titre, je me permettrai de vous féliciter de la nomination de Roselyne Bachelot en qualité de ministre de la Culture. Amoureuse du classicisme et de l'Opéra, j'espère qu'elle oeuvrera au rayonnement de notre pays dans l'émerveillement de notre esthétisme et de notre art de vivre.

Monsieur le Premier ministre, vous êtes un élu ancré dans votre territoire, vous aimez la beauté de notre pays, vous vous réclamez d'une droite bonapartiste, alors n'oubliez pas. N'oubliez pas que Bonaparte a rétabli la grandeur de la France suite au chaos de la Révolution en rétablissant l'ordre face aux utopies mortifères révolutionnaires. Vous vous réclamez gaulliste, n'oubliez pas les paroles du Général, il est temps de restaurer la puissance de la France et de faire taire les séparatistes. Le temps n'est plus aux fantaisies égalitaristes mais à la raison d'Etat.