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Jean-Marc Ayrault, le revenant

Crédits photographie : Visuel libre de droit

« Comment comprendre que dans les locaux de l’Assemblée nationale, le cœur battant de notre démocratie, une salle porte encore le nom de Colbert ? »

Jean-Baptiste Colbert, artisan de la grandeur de la France, a contribué à son enrichissement. En bon socialiste, toujours prompt à dépenser l’argent des autres, Jean-Marc Ayrault ne peut pas en dire autant.

Il y a longtemps que les médiocres ont pris le pouvoir. Au moment de sa nomination par François Hollande, on vantait alors le côté discret, voire effacé du maire de Nantes. On aurait pu rajouter : peu connu et qui a tout fait pour le rester. 

L’ancien Premier ministre ne laissera pas un souvenir impérissable avec le mariage pour tous et la hausse de l’impôt sur la fortune et sur le revenu. Il reviendra au gouvernement comme ministre des Affaires étrangères. Sorti par la porte, rentré par la fenêtre. Prêt à tout pour un dernier maroquin, jugeant qu’il n’avait sans doute pas cumulé assez de mandats. Finir sa carrière politique avec un poste un cran en dessous du précédent révèle un certain manque de panache. Mais est-ce vraiment surprenant de la part d’un homme qui qualifie l’un des plus grands acteurs français de « minable » ? Il a « choisi son camp », comme dirait le préfet Lallement : Leonarda plutôt que Depardieu, Traoré plutôt que Colbert. Voici en effet la conception de la grandeur de la France selon monsieur Ayrault.

« Comment comprendre, en effet, que dans les locaux de l’Assemblée nationale, le cœur battant de notre démocratie, une salle porte encore le nom de Colbert » (Jean-Marc Ayrault). Comment comprendre surtout que Jean-Marc Ayrault n’ait pas proposé de rebaptiser la salle portant le nom de Colbert lorsqu’il était président de groupe durant cinq ans de l’Assemblée Nationale ? Mémoire sélective de la part de l’ancien élève du lycée Colbert de Cholet ou opportunisme politique ? L’occasion fait le larron et certains sont prêts à tout pour rester encore un peu dans le champ médiatique, par peur d’être oublié.

Il faut donc s’empresser de rassurer monsieur Ayrault. On se souviendra encore de Colbert pendant des centaines d’années : on retrouvera sa trace dans les musées, les écoles, les livres d’Histoire. En revanche, qui se souviendra encore de l’ancien ministre du « président normal » ? Jean-Marc Ayrault, retenez ce nom, car il tombera dans l’oubli.